Communiqué U.D. CGT des Bouches du Rhône
Communiqué Union Départementale CGT des Bouches du Rhône
et Fédération CGT des Services publics
25 octobre 2010
Grève à la communauté urbaine de Marseille :
Entre élus socialistes et agents en lutte, qui défend ses intérêts
« catégoriels » ?
C’est avec courage et ténacité que les salarié-e-s des Bouches du Rhône poursuivent les mobilisations et mouvements de grève contre l’inacceptable projet de réforme des retraites du gouvernement aux ordres du Medef.
Comme des milliers d’autres salarié-e-s sur tout le territoire, ils choisissent leur mode d’action, et usent de leur droit constitutionnel de grève.
Quoi de plus légitime dans une République ? Mais l’UMP, le parti du Président Sarkozy, ne l’entend pas ainsi, le Maire de Marseille non plus, poussés par un Medef qui, plus que d’admettre l’impopularité de cette réforme et ses conséquences notamment sur l’emploi des jeunes, ne voit qu’au court terme, la perte immédiate des profits qu’ils font sur le dos des salarié-e-s.
En bons libéraux, ils sont dans leur logique. Mais que des élus socialistes, comme le président PS de Marseille Provence Métropole, demande au préfet de région de réquisitionner les personnels nécessaires au fonctionnement des deux centres de transfert des ordures ménagères, ou que le maire PS du 1er secteur de Marseille, ou encore le Président du Conseil général des Bouches du Rhône publient un communiqué demandant aux grévistes du port de reprendre le travail, cela laisse un goût amer de ce qu’on pourrait attendre d’élus de gauche.
Peut-être trop attachés à leurs responsabilités dans des entreprises, ou trop sensibles à de supposées conséquences électorales en oublieraient-ils les enjeux de société qui se jouent actuellement avec cette réforme des retraites, la réforme des collectivités locales, ou les légitimes revendications des agents de la ville de Marseille et la Communauté urbaine, ou celles des salariés du Port de Marseille ? Ne serait-ce pas eux qui voudraient privilégier leurs propres intérêts « catégoriels » ?
Nous demandons à ces élus, et ceux qui seraient enclins de céder à ce pouvoir intransigeant, de se ressaisir et de se mettre résolument aux côtés de celles et ceux qui, dans l’unité syndicale, luttent pour une société plus juste, plus démocratique, qui respecte le dialogue social et le droit de grève.
